Hôpital de Jour, une chimiothérapie


Genet Lise               


“Le traitement chimique a provoqué un véritable séisme dans tout mon corps… Pendant les douze jours qui suivent le premier cycle du traitement, je ne peux rien absorber… Je suis anéantie. Mon mari convoque le médecin généraliste qui m’a suivie pendant des années, et qui, la veille de mon opération, est venu me saluer, vêtu d’un long pardessus noir. Il m’a fait, ce jour-là, l’effet d’un croque – mort. Auparavant je travaillais, je courais à droite, à gauche, en reportage, ou bien je rédigeais les feuillets que le journal me réclamait dare-dare. Sans parler de la maison à tenir, la proche famille, bref, tout ce qui fait écran au souci de soi-même. Pour être juste, je ne souffrais de rien… Et du jour au lendemain, sans peur, mais pas sans reproches – ceux que je m’infligeais – je n’avais qu’un objectif : réagir.”


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